Pendule de Paris 1880

C’est au milieu du XVIIème siècle que des horloges à mouvement rond et balanciers pendulaires sont apparues pour la première fois à Paris.

Ce modèle, pratique pour la fabrication et très fonctionnel, sera vite adopté par l’ensemble des horlogers et manufactures dans les décennies suivantes. On gardera cependant le terme « Pendule de Paris » pour désigner ce type de mécanisme, qu’importe la provenance de fabrication.

Ces pendules, que l’on trouve souvent sur les cheminées, sonnent les heures et les demi-heures à l’aide d’un petit timbre situé à l’arrière du mécanisme.

L’objet ici présent date de la fin du XIXème siècle. Au fil du temps, quelques éléments ont changé et subi des améliorations techniques, permettant de dater notre garde-temps.

L’un des premiers éléments à observer est le boîtier. En marbre, il permet de protéger le mécanisme des écarts de température ou tout autre variation. Les premières pendules de ce type ne bénéficient pas des méthodes modernes de taillage de cette pierre. Ainsi, on y trouve un marbre à la base duquel on sent un découpage manuel très irrégulier. Si votre marbre a une fondation coupée très nette, il est a dater au minimum de la moitié du XIXème.

Il existe égallement des différences dans le mécanisme.

La première est l’organe déclenchant les sonneries : il peut être à chaperon, grande roue présentant différentes « bosses »; ou à rateau, pièce dentée ressemblant à un rateau (à partir de 1900).

Le type de balancier a lui varié selon les périodes. On trouvera plusieurs types de balancier : suspendus à des fils de soie (plus anciens) ou avec un système Brocot (accrochés à une lame d’acier).

Fait amusant : une poussière coincée entre entre la roue de huitaine et le barillet a dessiné une jolie rosace sur ce-dernier (voir photo) !

 

Pendule de paris, 1880.
Pendule de Paris 1880 : cadran et aiguilles type Breguet.
Pendule de Paris : détail mouvement.
Pendule de Paris : détail barillet.
Pendule de Paris 1880 : dos.
Pendule de Paris 1880 : détail dos.