Motocaméra Pathé 9,5mm

Pathé lance en 1922 une gamme de produits destinés à favoriser le cinéma amateur : Pathé-Baby.

Le format de pellicule, du 9,5 mm, est alors le plus petit, et il est ininflammable ! Vendus dans des cartouches métalliques, les films sont facilement placés dans un projecteur à manivelle, peu encombrant, destiné au domicile.

Rapidement, la gamme initialement limitée au projecteur et à ses films s’est étoffée : des caméras (1923), et tout le matériel nécessaire au développement et montage de films ont fait leur apparition.

Le modèle présent ici date de 1928. Il s’agit d’une Motocaméra, modèle évolué de la caméra Pathé-Baby, qui dispose d’une prise de vues automatiques grâce à un entrainement à ressort : plus besoin de tourner une manivelle pour filmer ! Il s’agit d’un appareil en aluminium gainé de maroquin dont le mécanisme est monté entre deux platines formant le carter.

L’objectif F = 3,5 , très lumineux, dispose d’une longueur focale de 20 mm et permet des sujets nets à partir d’une distance d’1 m 50, et ce, sans limite. Les portraits sont nets quant à eux entre 80 cm et 1 m 50.

On peut voir sur l’extrait du catalogue de 1928 que la Motocaméra coûtait 1100 francs, alors que la caméra Pathé-Baby ne coûtait que 525 f.

Il faut rappeler cependant qu’en 1930, le salaire annuel d’un instituteur débutant n’était que de 875 f. Ces appareillages étaient ainsi réservés à une couche prospère de la société !

L’étui présent avec notre Motocaméra est dénommé « Sac cuir luxe » et coûtait 90 f.

Vous pouvez consulter son manuel d’utilisation sur le blog en cliquant ici.

©Clément_Fillion
Motocaméra Pathé et son étui, années 1920.
©Clément_Fillion
Extrait catalogue Pathé.
Détail du logo Pathé au sommet de l’étui.
©Clément_Fillion
Vue de face, avec viseur à chambre et objectif Berthiot Stellor 35 mm.
©Clément_Fillion
Vue de la face gauche, avec la clef à ressort, le mouvement d’entraînement rond en haut et le levier de démarrage/arrêt en bas à droite.
©Clément_Fillion
Vue du dos avec le viseur , et le diaphragme iris pour régler l’ouverture de l’objectif ainsi que le bouton pressoir servant à ouvrir et verrouiller la chambre destinée à recevoir le chargeur.
©Clément_Fillion
Vue de la face droite, avec porte latérale ouverte, laissant l »emplacement du chargeur, au sol, vide.

 

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